Réalité virtuelle: comment s’en servir pour l’apprentissage des langues?

Fortement utilisée dans l’univers du jeu vidéo, la réalité virtuelle a permis d’accéder à un nombre impressionnant de possibilités. Les jeux d’argent en tirent également énormément parti. Le secteur de l’apprentissage n’est pas en reste et quand il s’agit d’apprendre les langues, la VR constitue un formidable outil. Il existe déjà sur le marché, de nombreux casques virtuels et autres pour s’immerger dans un univers où la pratique des langues étrangères est très accentué. Voici comment les utiliser pour apprendre des langues.

La VR change tout

Plusieurs études au cours de ces dernières décennies ont démontré qu’il est plus facile d’apprendre et retenir des informations, par la mise en pratique des connaissances. Et c’est en cela que la réalité virtuelle constitue un véritable accélérateur d’apprentissage car il permet à l’utilisateur de s’immerger totalement dans une variété de contextes. Peu importe le niveau de langue, une discussion entre pairs a bien plus d’efficacité que le fait de s’asseoir dans une salle de classe et écouter un professeur. C’est la raison pour laquelle les pays du nord misent plus leurs efforts sur la pratique orale d’une langue. L’interaction et les échanges entre les élèves sont très tôt favorisés.

Une immersion bénéfique à l’apprentissage

Même si pour l’heure aucune réforme dans l’enseignement ne promeut encore l’usage de la VR dans l’enseignement des langues, les choses pourraient très rapidement changer. Outre l’aspect ludique que revêtent les sites en ligne et les applications sur smartphones, une immersion totale de l’utilisateur est possible grâce à la VR. Il peut donc apprendre dans des cadres et contextes aussi variés que possibles. Les apprenants ont ainsi la possibilité d’échanger avec des locuteurs natifs en conditions réelles.

Évaluer le niveau des utilisateurs

L’ambition de l’usage de la VR est très grande et tous les apprenants ont la possibilité de devenir parfaitement bilingues. Pour mesurer la qualité des applications en réalité virtuelle en cours de développement, il est possible de  se servir de la taxonomie de Bloom. Elle catégorise les multiples niveaux d’acquisition des connaissances en allant de la mémorisation de base à l’opportunité de contrôler des concepts. Ces derniers interviennent dans la création de nouveaux énoncés. Conformément à cette taxonomie, de nombreuses applications qui existent aujourd’hui sont juste focalisées sur la mémoire. L’utilisateur doit faire des liaisons entre des mots qui apparaissent à l’écran et des images.

Un outil encore perfectible

Considérant tous ces éléments, les casques de réalité virtuelle seront-ils présents dans toutes les classes de langue ? Il n’est pas possible de l’affirmer pour l’heure car il reste encore beaucoup à faire. Les applications ont encore des déficits de fluidité et ne reproduisent pas à 100% les interactions entre personnes. Même en ayant une conversation avec les chatbots, l’apprenant ne sera pas vraiment capable d’échanger avec une vraie personne physique. En effet, les humains communiquent avec un ensemble de gestes, de mimiques, etc. Il reste encore beaucoup d’efforts à faire dans le développement pour rendre les interactions plus humaines avec les différentes applications.

Au final, il existe bien des manières de se servir de la réalité virtuelle pour apprendre des langues. Les avantages liés sont nombreux, notamment le fait d’évoluer dans divers cadres et contextes. L’interactivité est aussi à mettre en avant, même si les applications de langue en VR doivent encore être améliorées. Mais cela ne saurait tarder avec l’évolution actuelle de la technologie.